Transmettre ou ne pas transmettre, là n’est pas la question

Aide numérique (3)

Le profit n’est pas la finalité de l’entreprise, mais l’indispensable condition de sa pérennité. C’est aussi la meilleure mesure de son succès.

— Olivier Lecerf

Il n’est pas rare, dans les PME, que l’ensemble du patrimoine de l’entrepreneur soit engagé dans celle-ci.

Il n’est pas rare non plus que le fondateur soit animé d’une certaine méfiance envers les employés et qu’il souhaite préserver au maximum son pouvoir. À ce moment, la PME peut devenir une prison. Voyons deux exemples.

Il n’est pas rare, dans les PME, que l’ensemble du patrimoine de l’entrepreneur soit engagé dans celle-ci.

Il n’est pas rare non plus que le fondateur soit animé d’une certaine méfiance envers les employés et qu’il souhaite préserver au maximum son pouvoir. À ce moment, la PME peut devenir une prison. Voyons deux exemples.

Deux exemples concrets

Bientôt âgé de 60 ans, Gisèle possède une petite clinique dentaire. Il y a quelques semaines, on lui a découvert un cancer. Elle devrait prendre du repos ou même songer à la retraite. Mais, au fil des ans, elle n’a pas prévu de relève et elle se rend maintenant compte, avec surprise, que les employés compétents et disponibles sont plutôt rares dans le coin. Elle continue donc à aller au travail chaque matin… sa santé étant finalement plus importante, sa PME se retrouve en péril.

Bernard a une agence de voyages. Il a 3 enfants qui espèrent un jour prendre la barre de l’entreprise mais cet entrepreneur craint d’être accusé de favoritisme quand il fera son choix. En conséquence, il reporte, reporte et reporte. Pendant ce temps, l’animosité entre les enfants grimpe de mois en mois et les repas de famille se font plus rares.

Dès qu’une entreprise n’est plus un simple hobby, l’entrepreneur doit penser à sa survie, à sa pérennité, à sa continuité après son propre passage. Comme un enfant que l’on élève, il vient un temps où il faut laisser l’oiseau s’envoler et tracer son propre chemin. Comme un enfant, un parent responsable se prépare et prépare son enfant à ce moment. Il en va de même avec l’entrepreneur et sa PME. Il doit respecter le cycle de la vie et être prêt le moment venu. Il est de son devoir d’assurer que son entreprise puisse continuer à se développer dans les meilleures conditions, et cela, en évitant à tout prix un envol raté qui causerai le déclin et la faillite de son bébé, sa PME.

Pendant des décennies, Gisèle s’est dit qu’elle avait amplement le temps de trouver qui prendrait sa relève un jour. Or, un transfert d’entreprise réussie peut et prends souvent plusieurs années. Il est trompeur de se réconforter en se disant que, le matin venu, la relève sonnera à la porte, ou bien que notre employé étoile reprendra l’entreprise les bras ouverts et ce, sans conditions.

Bernard, quand à lui, est embourbé dans des conflits familiaux. Il est fort possible qu’au bout du compte, il décide de vendre l’entreprise à des tiers. Imaginez alors les reproches de ses enfants quand ils lui diront qu’ils ont sacrifié des années pour l’épauler.

Votre entreprise n’a pas prospéré grâce à votre seule volonté. Plusieurs personnes y ont cru et s’y sont investis. Des clients et des fournisseurs vous ont fait confiance. Même chose pour votre réseau ABCD. (Avocat. Banquier. Comptable. Digital). Allez-vous les laisser tomber en leur demandant de faire comme si vous n’existiez plus? Tout ce beau monde peut-il apporter des pistes de solutions afin de transférer votre entreprise de manière viable et saine ?

Quelle stratégie à suivre pour l’entrepreneur ?

L’entrepreneur à succès se sent responsable envers ses clients, ses fournisseurs, ses employés et ses partenaires. Après tout, nul ne se bâtit tout seul et il ne veut pas les laisser tomber.

En conséquence, il développe des plans de contingence par rapport à tout ce qui pourrait nuire à la suite des opérations. Qui pourra s’occuper des affaires courantes si je ne suis pas là demain ? Qui est au courant des dossiers en cours ?

Prenons l’exemple d’une PME qui applique cette directive à la lettre. Quand les deux copropriétaires partent en vacances l’hiver, ils prennent des vols distincts. De cette manière, si un avion s’écrase, un des dirigeants sera encore vivant et pourra continuer la réalisation du plan d’affaires. C’est un peu extrême comme comportement, mais certains diront que l’on n’est jamais suffisamment prudent.

De plus, parce qu’il sait que c’est un processus qui prend du temps, il prépare sa relève bien avant de prendre sa retraite. Car après tout, un accident de parcours peut se présenter à tout moment. L’occasion d’acheter un concurrent peut exiger que quelqu’un assure la gestion des opérations courantes pendant qu’on s’attelle au nouveau défi. Egalement, un bon processus de transfert comporte cinq étapes.

Chacune de ces étapes est importante et comporte son lot d’embûches. Mais malgré les intérêts et la bonne volonté des gens, il arrive que le processus avorte dans les derniers moments, quand arrive le temps de signer les contrats.

Pourquoi ? Pour plusieurs raisons en fait. Dressons-en une petite liste.

Chez le cédant

Chez le cédant, deux choses peuvent se produire :

  • Il a des rêves pour son entreprise. Il sait où il aimerait la mener et il aimerait qu’on le paye en fonction de la valeur future de celle-ci, même si le travail n’a pas encore été effectué. Or, ce que le repreneur achète, c’est la valeur actuelle. Ce sera à lui d’en faire grandir la valeur par la suite.
  • Il craint que l’essence même des valeurs qui l’ont animé depuis la fondation de l’entreprise se perdre par la suite. Il souhaite que la recette qui a fait son succès soit maintenue, même si celle-ci n’a jamais été colligée et qu’elle réside uniquement dans sa tête.

Chez le repreneur

Chez le repreneur, les doutes ne sont pas moindres :

  • Il ne souhaite pas juste acquérir des actifs. Ceux-ci ne valent rien si on n’a pas la recette qui produit le succès. Mais cette recette, trop souvent, est cachée dans le cerveau du cédant et de ses employés clés.
  • Sans chercher une franchise où on lui dira comment tout faire, il aimerait ne pas avoir l’impression de s’aventurer en terrain inconnu en ce qui concerne la finance, la masse salariale, la production ou la logistique des opérations. Il souhaite avoir le sentiment qu’il se lance dans cette aventure avec une assise solide.

Pour cette raison, il importe de rendre sa PME plus « sexy » avant la vente pour réduire les doutes du repreneur et multiplier les chances qu’il ait un coup de cœur.

C’est ici que, non seulement l’image mais la valeur de l’investissement dans le numérique s’impose au cœur du transfert d’entreprise parce qu’il permet de structurer tout ce savoir qui n’a jamais été colligé. Il permet de saisir les processus et d’éviter les chasse-gardée qui font en sorte que si on perd un employé clé, on perd également son savoir.

Pour mieux vendre son entreprise et en tirer le maximum, ça prend une plateforme de gestion logique et intuitive qui fera en sorte que le repreneur aura déjà le sentiment d’être aux commandes à l’orée des négociations. Il a besoin d’une plateforme qui lui permettra de mieux gérer l’entreprise. Quand la PME a une intelligence d’affaires structurée, on peut la céder en sachant que ses valeurs et son savoir-faire seront conservés et que le repreneur pourra continuer à construire et développer sur des fondations durables qui ont, jusque-là, permis à la PME d’être un succès.

À retenir

Prévoyez votre transfert d’entreprise. Ne le subissez pas. Faites preuve de capacité à penser de l’avant. Anticipez les arguments des repreneurs et soyez prêt. Vous serez alors témoin du nouvel envol de votre PME, tel le fier entrepreneur que vous êtes.

Articles en lien
COMMENT RESTER VISIBLE SUR LE WEB MALGRÉ LE CONFINEMENT
27 janv. 2021
Newsletter
Calcul pour identification humaine:21+13 =
enfr

36 Chemin St Francois Xavier
St Mathieu J0L 2H0

info@dubucmarketing.com

514 446-4345

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.OK